Les géants

Dans ce message nous parlerons des géants! Oui, des géants! Saviez-vous que les contes des Canadiens français sont remplis d’histoires merveilleuses de géants? Si vous l’ignoriez, vous le saurez à la fin de votre lecture. Marius Barbeau, dans sa série sur les contes canadiens-français, relais plusieurs contes épeurant ou qui enseignait une leçon importante, mais aussi qui faisaient rire. Cependant, les farces dont les géants sont la cible, particulièrement les manigances de Ti-Jean, n’étaient pas toujours aussi amusantes qu’on pourrait le croire. On ne peut s’empêcher de ressentir de la pitié pour ces entités. Dans la plupart des cas, Ti-Jean ou un autre protagoniste n’est pas dans son royaume, mais s’est aventuré dans celui des géants. Ainsi, lorsqu’un pratiquant de la Sorcellerie entend ces histoires, il doit comprendre qu’il n’est pas sur son territoire, mais bien sur celui des géants.

Le royaume des Géants n’est pas le même que le nôtre, mais peut être familier dans sa représentation. Nous savons, grâce à la Petite Capuche-bleu (1) que le royaume des géants est souterrain, ou chtonique. Ti-Jean voyage en suivant la Capuche-bleue, qu’il tenait à la merci de son sabre. Il suit une piste de sang jusqu’à une crevasse et descends au fond grâce à un panier tenu par une corde. Il découvre alors un pays extraordinaire où les géants ont leur propre soleil qui éclaire la nuit! Ils ont aussi plusieurs items gigantesques dans leur royaume tel qu’un violon. Dans un autre conte, nous apprenons qu’on y trouve aussi des bottes de sept lieux qui permettent de traverser sept lieux en un seul pas. Lorsque Ti-Jean désire quitter le royaume, ses compagnons l’abandonnent. Il se tourne alors vers l’Aigle pour le ramener à la maison avec sa princesse (oui… sa future mariée…). Cependant, l’Aigle a besoin d’un quart de bœuf pour avoir assez d’énergie pour supporter deux personnes. Ti-Jean manque de viande pendant l’ascension, alors il sort son couteau de poche et coupe une partie de sa propre fesse pour la donner à l’aigle… quelque chose qui ne doit pas être refait! Une fois ceci dit, nous savons qu’une forme d’offrande, préférablement de la viande, est requise en retour de faveurs. Avec les Géants et les êtres géants comme l’Aigle, la viande est souvent l’offrande de prédilection. Les géants en particulier ont toujours fait et sont constamment à la recherche de viande fraîche.

Vous ne savez peut-être pas, mais dans le conte Les quatre Vents (2), nous apprenons que les Quatre vents sont en fait des géants. Dans cette histoire, Ti-Jean est un pêcheur qui s’endort au travail, pour se réveiller dans un étrange pays. Toujours intrépide, Ti-Jean part à l’aventure et arrive rapidement à ce qui apparaît être une grande montagne d’or. Évidemment, une princesse doit être sauvée, mais de qui? Hé bien, des quatre vents Vent-de-Suroi, Vent-de-Nordè, Vent-de-Nord et Vent-du-Su!(vents du sud-ouest, du nord-est, du nord et du sud). Les quatre vents exigent de Ti-Jean un baril de porc (sans doute un baril de porc salé, un aliment commun des Voyageurs) et un baril de biscuits. Nous apprenons aussi qu’ils font les fois avec des faux de vingt-cinq pieds! Une autre habilité intéressante des géants est qu’ils ont le pouvoir de transformer le bateau de Ti-Jean en pilier de sel. Ne vous inquiétez pas, avec un peu d’ingéniosité, un pot de graisse et de l’écorce de sapin, Ti-Jean est capable de retransformer son bateau et tout l’équipage. Par la suite, il utilise son sabre pour décapiter les ravisseurs de la princesse.   

 Pour résumer la nature des géants dans ces deux contes, nous savons qu’ils vivent dans un monde lointain, à l’écart du mondain et que l’on doit voyager pour les rencontrer. Ils aiment le kidnapping, ce qui n’est pas sans parallèle avec d’autres êtres fées. Ils peuvent être vaincus avec une arme de fer acérée, comme un sabre, mais sans doute aussi un couteau, une hache, une épée… Ils peuvent être apaisés en leur offrant de grandes quantités de boeuf, de porc et/ou de biscuits. Ils ont aussi l’habileté de transformer des choses en sel.

 Alors si vous partez en Voyage et voulez faire face à un éventuel géant, assurez-vous d’avoir un couteau et du boeuf, du porc ou des biscuits afin de pouvoir faire les offrandes appropriées. Vous pouvez aussi vous créer un onguent anti-géant à base de graisse et de sapin. De cette façon, les Quatre vents ne pourront pas vous transformer ou transformer vos objets en sel.

 Bon Voyage et soyez prudents.


In this post we will be talking about giants. Yes, giants! Did you know that French Canadian folktales are filled with wondrous tales about giants? Well if you didn’t, now you will. Marius Barbeau, in his series on French Canadian folktales relates many stories which were meant to not only frighten or teach valuable lessons, but also to make us laugh. However, we do find that the jokes which were played on the giants, especially the shenanigans which Ti-Jean would cause, were not always amusing as one would think. You can’t help but feel a sense of pity for these beings. In most cases, Ti-Jean (or the another protagonist) is not in their own realms and have ventured into the Realm of Giants. Thus, when we hear these stories as practitioners of Sorcellerie, we have to understand that we meet the giants on their own turf – not our own.

The Realm of Giants is not the same as our own, but can be familiar in its presentation. We know from La petite Capuche-bleu (1) that the Realm of the Giants is subterranean or cthonic. Ti-Jean travels there by following the Capuche-Bleu (Blue-Bonnet), who he had quartered with his sabre. He follows the trail of blood to a crevasse in the earth and goes down below in a basket on a rope. There he is met with a wondrous land,  noting that the giants have a sun of their own which lights up the night! They also have many special giant items in their realm, such as a giant violin and in another tale we learn of “seven-league boots” which can cause one to venture seven leagues in a single step. When Ti-Jean wished to leave their realm, he is left stranded by his companions. So he relies on the Eagle to fly him home with his princess (yes… with his princess bride to be…). However, the Eagle needs a quarter of beef to have enough energy to fly out and when Ti-Jean runs short, he uses his pocket knife to carve off a part of his own buttock… something that is not to be re-enacted! But, that said, we know that some form of offering – preferably meat – is required to return. It must be said that, with giants and giant beings – such as the Eagle – meat is often the preferred offering. The giants themselves are perpetually hungry and are on the look-out for fresh meat. 

You may not know, but in the conte Les quatre Vents (the Four Winds)(2), we learn that the Four Winds are in fact giants.  In this tale Ti-Jean is a fisherman and, after falling asleep, wakes up in a strange land. Always intrepid, he goes off on an adventure and soon comes to a large – what appears to be – mountain of gold. Of course, there is a princess that needs saving, but from who? Well, from the Four Winds, giants named Vent-de-Suroi, Vent-deNordè, Vent-de-Nord and Vent-du-Su (Southwest Wind, Northeast Wind, North Wind and South Wind). Here, the Four Winds request from him a barrel of pork (no doubt salt pork, common meal for the Voyageurs) and a barrel of biscuits. We also learn that they do their haying with scythes which are twenty-five feet long! Another interesting feature is that the Four Winds have the ability to turn Ti-Jean’s ship into a pillar of salt. But never fear, with a bit of ingenuity, a pail of grease and some balsam shavings… Ti-Jean is able to turn them back into his ship and the entire crew! This is after he used his sabre to decapitate the princess’ captors. 

To sum up the nature of the giants from these two contes, we know that they live in a distant world, removed from the mundane and that one has to travel – or as Sorcier.ère, Voyage – to meet them. They are fond of kidnapping, which is not unlike other fairy peoples. They can be vanquished with a sharp iron weapon, such as a sabre (but no doubt a sword, knife, axe, etc.) They can also be appeased through an offering of a large quantity of beef, pork and/or biscuits. They also have the ability to transform anything into salt. 

So, if you are going on a Voyage and want to be giant-aware, ensure you have your trusty knife, a measure of beef, pork or biscuits to give as propitiatory offerings and to perhaps you can go so far as using an anti-giant repelling ointment made of grease and balsam. This way, the Four Winds won’t be able to turn you or your personal effects into salt. 

Safe Voyage!


  1. Barbeau, C.-Marius. “Contes Populaires Canadiens. Première Série.” The journal of American Folklore 29, no. 111 (Jan-Mar., 1916): 84. 
  2. Ibid: 57

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :