Les rameaux – une puissante protection

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Une des amulettes les plus puissantes étant reconnues comme telles par les Canadiens français était les rameaux. Les feuilles étaient généralement reçues à l’église lors du dimanche des Rameaux. On croyait que si l’on plaçait les rameaux à un endroit particulier (généralement au-dessus de la porte) sans y toucher avant de les remplacer l’année suivante, la maisonnée était bénie.*  

Gravure des Rameaux à Nice place Rossetti devant la Cathédrale en 1900 • © Gerard Prandi

Selon les anecdotes, les rameaux étaient suspendus dans les granges pour empêcher les lutins d’y pénétrer. Les lutins étaient connus pour monter les chevaux la nuit et les ramener épuisés le matin. Les crinières des chevaux étaient tressées et nouées après leur passage. Certains Canadiens français allaient jusqu’à tresser les crinières avec des rameaux pour s’assurer que les lutins laissent les chevaux tranquilles**. 

 Les rameaux en conjonction avec de l’eau bénite (ou de Pâques, ou de mai) étaient utilisés pour chasser les Feux follets. On peut lire dans les anecdotes que les rameaux trempés dans l’eau bénite étaient utilisés pour asperger le Malice et le chasser par une fenêtre ou une porte***. Ceci ne délivrait pas le Feu follet de son sort, mais l’envoyait faire du mal ailleurs.  

Ce ne fut pas toujours des rameaux qui étaient utilisés. Les rameaux sont faits de feuilles de palmier, qui n’est bien sûr pas une espèce indigène à la Nouvelle-France. C’était alors la coutume pour ceux qui n’avaient pas accès à des rameaux traditionnels, de leur substituer des branches de sapin, d’épinette ou de cèdre. Ces branches étaient amenées à l’église le dimanche des Rameaux pour être bénies par le prêtre comme l’auraient été les feuilles de palmier. Ces rameaux de sapin gardaient la maison de la même manière que les rameaux traditionnels et protégeaient contre les maux énumérés plus haut.****

Pour une sorcière, il peut être plus authentique à la culture canadienne-française d’aller dans les bois lors de la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps (qui tombe à ou autour de Pâques) et de récolter une branche de sapin, d’épinette ou de cèdre. Cette branche pourra être utilisée pour protéger la maisonnée en la suspendant au-dessus d’une porte ou laissée sur un autel. Elle peut aussi être utilisée pour asperger de l’eau de Pâques ou de l’eau de mai pour nettoyer énergétiquement un espace. 


Note:

L’eau de Pâques est collectée d’une source d’eau courante (rivière, ruisseau, coulée…) le matin de Pâques. 

L’eau de mai est collectée lors des premières précipitations (pluie ou neige) de ce mois. 

Toutes deux sont des eaux magiques importantes

Sources:

*ROY, Carmen (1962). Littérature orale en Gaspésie. Ottawa, Musée national du Canada, bulletin no. 134, p.41 

**BARBEAU, Marius. Anecdotes Populaires du Canada. Première Série. The Journal of American Folklore, Vol. 33, No. 129 (Jul. – Sep., 1920), p. 184 – LE LUTIN ET LA POULE CAILLE

***BARBEAU, Marius. Anecdotes Populaires du Canada. Première Série. The Journal of American Folklore, Vol. 33, No. 129 (Jul. – Sep., 1920), p. 291 – LE LOUP-GAROU ET LE FEU FOLLET DE MARCELLO

****La tradition du dimanche des Rameaux | Radio-Canada.ca (radio-canada.ca) 


The Rameaux: A powerful ward

One of the most potent household amulets recognized as such by French Canadians is the Rameaux (IPA: ʁa.mo, the palm frond). These fronds were typically received from church on le Dimanche des rameaux (IPA: dzi.mɑ̃ʃ dɛ ʁa.mo, Palm Sunday) and it is believed that if one places this frond in their home at a particular place within – usually over a doorway – and it remained unmoved until a new frond replaced it in one year, then that household would be blessed*. 

The rameaux was also – according to anecdotes – hung up in barns to ward off the lutins(IPA: ʁa.mo, the palm frond). The lutins are known to ride horses at night, causing them to be tired in the morning with their manes all matted in knots. Some older French Canadians who kept the belief in these Malices would go so far as to braid a horse’s mane with  des rameaux to prevent the mischievousness of the lutins**.

The rameaux and holy water (or just as much Eau de pâques or mai) was used to chase away the feux follets. According to an anecdote, the frond was used as an asperger to flick the blessed water onto the Malice to chase it out a window or door***. Although this would not “deliver” the feu follet from its sort (curse), it would send it away to be mischievous elsewhere. 

It wasn’t always palm fronds which were used to this end. As you can imagine, palm fronds were not native to New France. It was a custom of those who did not have access to palms to substitute these with the fronds of balsam fir, spruce or cedar. These branches would be brought to the church on le Dimanche des rameaux and the priest would bless them as he would a palm frond. These rameaux de sapin would be kept in the house in the same manner as above and ward against storms, lighting, sickness or any other Malice which could come about****. 

It may then be more authentic to the French Canadian culture of a practicing Sorcer/Sorcière/Sorcier.e to go out into the woods on the full moon following the spring equinox (which may happen to fall on Pâques) and collect a frond of spruce, balsam fir or cedar. This frond would be  kept as an amulet to ward the house against the ills listed above by hanging it up above a doorway to the house or at an altar. This frond can then be used to asperg Eau de pâques or de mai if a good cleansing of a space is needed. 


Note: 

Eau de Pâques is water collected from a source of running water before sunrise on Easter morning. 

Eau de mai is water which is collected from either the first precipitations (snow or rain) which fall in that month. These are both important magical waters. 

Sources:

*ROY, Carmen (1962). Littérature orale en Gaspésie. Ottawa, Musée national du Canada, bulletin no. 134, p.41

**BARBEAU, Marius. Anecdotes Populaires du Canada. Première Série. The Journal of American Folklore, Vol. 33, No. 129 (Jul. – Sep., 1920), p. 184 – LE LUTIN ET LA POULE CAILLE

***BARBEAU, Marius. Anecdotes Populaires du Canada. Première Série. The Journal of American Folklore, Vol. 33, No. 129 (Jul. – Sep., 1920), p. 291 – LE LOUP-GAROU ET LE FEU FOLLET DE MARCELLO

****La tradition du dimanche des Rameaux | Radio-Canada.ca (radio-canada.ca) 

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